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Le gouvernement roumain a annoncé mardi la présence de «possible fragments de drone» sur son territoire, à la suite d’attaques aériennes russes contre le port ukrainien d’Izmail sur le Danube, un «grand nombre d’explosions» ayant été enregistré.
Dans la nuit de lundi à mardi, les autorités roumaines «ont été informées de l’impact au sol d’un objet aérien à environ 5 km au sud de la frontière» dans le nord de la région de Tulcea, a annoncé le ministère roumain de la Défense dans un communiqué.
Un message d’alerte a été émis pour la population locale.
«Des équipes militaires se sont rendues sur place et ont signalé la présence de possibles fragments de drone», a ajouté le ministère, précisant que la zone avait été sécurisée et que des recherches avaient été lancées dans la matinée.
Les services régionaux d’urgence ont affirmé avoir reçu un appel signalant la chute possible d’un objet, et à leur arrivée, «les pompiers ont constaté que l’impact avec le sol n’avait pas provoqué d’incendie», selon un communiqué.
En octobre, l’Union européenne avait dénoncé «l’escalade de Moscou» après une série de violations de l’espace aérien européen imputées à des appareils russes.
Outre la Roumanie et la Pologne frontalières de l’Ukraine, l’Estonie, le Danemark et l’Allemagne avaient mis en cause de Kremlin.
Du 20 octobre au 13 novembre, une brigade de l’Otan a multiplié les manoeuvres pour valider sa capacité à rapidement monter en puissance en cas de crise en Roumanie.
Les Etats-Unis ont annoncé une réduction de leur présence militaire sur le front oriental de l’Europe, notamment le retrait de près de 700 des 1.700 militaires américains déployés en Roumanie.
En septembre, l’ambassadeur russe avait été convoqué après l’intrusion d’un drone dans ce pays.
En février, Bucarest avait adopté une loi permettant au pays d’abattre les drones qui violent son espace aérien.



















