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La Belgique doit-elle se préparer à la guerre ? « La Russie se prépare depuis 2013 à bombarder nos pays »

par RTL info avec Benoit Duthoo et Nicolas Foulon
Des responsables militaires européens mettent en garde : une confrontation avec la Russie à l’horizon 2030 est désormais envisagée. La Belgique est directement concernée.

Cette semaine, des déclarations marquantes ont été faites par des responsables militaires en France et en Belgique. Elles évoquent l’éventualité d’une guerre contre la Russie d’ici 2030, soulignant un tournant important dans les discours européens sur les menaces sécuritaires.

Mardi, à Paris, le chef d’état-major de l’armée française a pris la parole devant les maires lors d’un événement officiel. Sa déclaration est claire et sans ambiguïté : « Malheureusement, la Russie, aujourd’hui, je le sais par les éléments auxquels j’ai accès, se prépare à une confrontation à l’horizon 2030 avec nos pays ». Cette annonce a suscité des réactions variées, certains qualifiant cette prise de position de ‘va-t-en-guerre’, tandis que d’autres y voient un simple constat réaliste des tensions internationales.

Pour Xavier Tytelman, spécialiste des questions militaires, « la Russie a annoncé qu’elle voulait annexer les états baltes. Or, on est dans un cadre européen. S’il y a un pays européen qui est attaqué, nous sommes de facto en guerre. Ce ne sont pas des paroles va-t-en-guerre. Ce sont des paroles qui sont justes et qui sont simplement un constat. »

Une entrée en guerre de l’Europe contre la Russie pourrait avoir de lourdes répercussions sur notre sol. « On se rend compte que la Russie se prépare depuis 2013 à bombarder l’Europe de l’Ouest, nos pays : la France, la Belgique, la Grande-Bretagne, notamment pour empêcher un envoi de renfort vers les pays baltes. »

L’Europe se prépare à une « crise »

En Belgique, le sujet a également été abordé. Une générale de l’armée belge a déclaré sur bel RTL : « L’Europe ne connaît qu’un temps de paix et un temps de guerre (…) la réalité, on est dans une crise.’ Elle fait ainsi référence à la notion de guerre hybride, un état intermédiaire entre paix et conflit armé tel que connu par le passé, et appelle à la vigilance.

La Commission européenne a également réagi cette semaine en avançant le projet du ‘Schengen militaire’. Ce plan vise à faciliter les déplacements de troupes et de matériel au sein de l’Europe en cas de crise. Dans ce cadre, la Belgique, en tant que carrefour stratégique de l’Europe, jouerait un rôle clé.

En conclusion, ces déclarations et initiatives soulignent un contexte international marqué par des incertitudes croissantes. Bien qu’il ne s’agisse que d’une projection pour l’instant, le débat ne laisse pas indemne, posant des questions majeures sur la sécurité et la préparation des pays européens, Belgique incluse.

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