Accueil Actu Monde International

Intrusion de drones dans le ciel belge : après l’Allemagne, la France vient en aide à notre pays, comment va se passer cette collaboration ?

par RTL info avec Belga
Ces dernières semaines ont été marquées par de nombreux survols de drones dans notre espace aérien. Pour y faire face, des pays frontaliers viennent prêter main-forte à nos autorités. C’est le cas de l’Allemagne, mais aussi de la France.

Après l’Allemagne, la France vient également en aide à notre pays dans la lutte contre les drones aperçus dans l’espace aérien belge. Une équipe anti-drone française était déjà présente vendredi en Belgique, a rapporté samedi Het Belang van Limburg.

Le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) a annoncé vendredi l’arrivée de cette unité française, à l’occasion d’une visite du site militaire de Pampa Range à Houthalen-Helchteren, dans le Limbourg.

Il a été annoncé plus tôt que l’armée allemande soutiendra la Belgique en lui fournissant des capacités de lutte contre les drones. Des premières forces de l’armée de l’air allemande sont arrivées dès jeudi en Belgique. L’armée allemande est présente pour « évaluer la situation » et « coordonner » avec les forces armées belges la détection et « la défense contre les drones ».

Theo Francken a sollicité l’aide de tous les pays limitrophes à la Belgique pour la défense contre les drones. Des négociations sont également en cours avec le Royaume-Uni, entre autres. Le ministre ne précise pas où sont positionnées ces unités étrangères pour des raisons opérationnelles.

Un dispositif opérationnel dès 2026

Face à la multiplication des survols suspects de sites militaires, un plan anti‑drones a été validé par le Conseil des ministres. Le ministre de la Défense l’a confirmé dans la soirée de vendredi via ses réseaux sociaux. L’objectif : permettre aux forces armées de réagir plus vite et plus efficacement en cas d’intrusion aérienne dans les prochains jours. Doté de 50 millions d’euros prélevés sur le budget de la Défense, le plan doit entrer en vigueur au premier trimestre 2026. Il prévoit le renforcement des radars sur 38 sites sensibles, le déploiement de radars mobiles et la distribution de kits de brouillage aux équipes de surveillance. L’armée fera aussi l’acquisition d’une centaine de drones intercepteurs, capables de neutraliser les appareils suspects avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus