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Un immeuble résidentiel de Couillet a été décrété inhabitable, obligeant les 32 habitants à l’évacuer avant lundi. Des problèmes de sécurité structurelle ont été identifiés, qui posent un risque sérieux pour les occupants.
C’est en rénovant son appartement qu’un des propriétaires s’aperçoit qu’il y a des fissures dans les colonnes en béton. Des experts décident alors de vérifier les autres logements. Ameline nous montre le résultat chez elle : « En sondant, ils ont mis à nu les colonnes et ils ont aperçu les fissures et des barres qui étaient toutes rouillées dans la structure ».
Même constat dans l’appartement de Carla, deux étages plus bas. La jeune femme a acheté il y a 18 mois. Tout avait été entièrement rénové. Elle pense avoir été arnaquée. « C’est un peu compliqué à accepter. J’en veux au propriétaire mais je m’en veux également à moi-même étant donné que je me suis dit j’aurais dû le voir ».
Les habitants ont jusqu’à lundi dernier délai pour quitter les lieux. Beaucoup sont déjà partis. Les derniers tentent de faire au plus vite.
En bas de l’immeuble, nous retrouvons Ameline qui charge ces dernières affaires : « C’est fatigant, on est un peu paniqué, confie-t-elle. On va dans la famille pour quelques jours mais sur le long terme on ne sait pas où on va aller. Il y a peut-être des pistes qui vont se dégager mais à voir exactement ce qu’il en est ».
Nous allons à la rencontre de Caroline, qui avec son association, tente d’aider les personnes dans le besoin. Sa mission depuis hier consiste à trouver des logements pour les habitants de l’immeuble de Couillet. Pas si simple. Elle passe son temps au téléphone : « Quand on est pris de panique, on ne va pas peut-être vers les bons bureaux. On est plusieurs ASBL à aider les personnes à se diriger vers les bons services ».
En ce qui concerne le bâtiment, tout a été sécurisé aujourd’hui. « Ceux derrière et devant aussi, il y aura même un blindage qui va être refait apparemment pour réceptionner les morceaux de béton si jamais il y en a qui se détachent », raconte Samuel Duchesne, brigadier à la ville de Charleroi.
Le syndic de l’immeuble nous explique qu’il faudra désormais 1 à 2 mois pour étançonner les appartements du 6e au 10e étage. Les habitants pourront peut-être après cela réintégrer leur logement. Des travaux structurels seront ensuite nécessaires. On parle alors d’un ou deux ans de chantier.

















