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L’éolienne est visible depuis deux ans le long de l’autoroute E42. Pour la première fois, des élèves de 6e primaire la découvrent de très près, mais aussi de l’intérieur. Dans le local technique, tout est affiché : la vitesse du vent, la production d’électricité en temps réel, etc.
Livio, élève de l’École communale de Maurage, constate qu’il y a surtout de nombreux boutons : « Il y en a plusieurs pour démarrer l’éolienne, et pour la couper complètement. Et ce qui m’intéresse vraiment, c’est qu’il y a beaucoup de technologies dedans. »
Une visite à visée pédagogique
Une visite qui revêt un intérêt pédagogique. « C’est vraiment intéressant parce qu’on a beau le montrer en vidéo à l’école sur un grand écran, ou en photo, ça ne rend jamais la même chose », explique Valérie Heymans, institutrice de 6e primaire l’École communale de Maurage.
Par petits groupes, les élèves passent de stand en stand et écoutent attentivement les explications de ceux qui ont investi dans la construction de cette éolienne.


« Je leur explique comment fonctionne l’éolienne, quels sont les principes qui différencient une éolienne citoyenne, quelles sont les choses auxquelles nous nous sommes attachés en termes de pollution. Par exemple, on n’a pas de métaux rares, on n’a pas de boîte de vitesses, on a des systèmes qui font moins de bruit pour l’éolienne », témoigne Albert Vicaire, un des citoyens copropriétaire de l’éolienne et coopérateur d’« Émissions Zéro ».
« On a aussi des protections pour les chauves-souris », ajoute-t-il.
Des citoyens convaincus par le renouvelable
Ces visiteurs d’un jour en apprennent également davantage sur l’histoire et les techniques de construction de cette éolienne. « Elle fait 130 mètres de haut, et les palmes en font 41 », a retenu Andréa, élève de l’École communale de Maurage. Alexis affirme quant à lui : « Ça tourne à à peu près dix tours par minute. »
Au total, ils sont plus de 200 citoyens à avoir permis la construction de cette éolienne, convaincus par l’intérêt des énergies renouvelables. « Moi, ce qui m’intéresse, c’est de faire un cycle court où on produit notre électricité et on l’achète via une coopérative », déclare Albert Vicaire.
Mais au-delà de l’aspect écologique, que retirent finalement ces citoyens de leur investissement ? « On a un dividende qui est supérieur à un compte épargne, donc ça, c’est un avantage », affirme Nicolas Parent, responsable communication d’« Émissions Zéro ».
« Une énergie dont le prix est assez stable »
« L’autre avantage, c’est qu’en tant que producteur d’énergie renouvelable, on pourrait également être client et s’approvisionner en énergie renouvelable via le fournisseur COCITER, qui est un fournisseur 100 % vers local et citoyen. Et c’est une énergie dont le prix est assez stable et la stabilité des prix d’énergie, c’est quelque chose qu’on recherche », explique encore Nicolas Parent.
Ces élèves investiront peut-être un jour dans l’éolien. Actuellement, 25.000 Wallons sont membres d’une coopérative productrice d’énergie renouvelable.















