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Un immeuble situé à Couillet, près de Charleroi, a été évacué il y a une semaine en urgence pour des raisons de stabilité structurelle. Plus de 30 personnes résidant dans ce bâtiment ont dû quitter leur logement précipitamment, une mesure de prévention mise en place pour éviter tout accident dramatique. Ces habitants, pour la plupart pris au dépourvu, se sont retrouvés dans une situation délicate, entre recherche de solutions d’hébergement et incertitudes quant à leur avenir.
Jusqu’au début de cette semaine, les résidents ont eu la possibilité de récupérer leurs affaires. Afin de sécuriser les lieux, des grilles ont été installées autour de l’immeuble, bloquant l’accès et fermant partiellement la rue à l’arrière. Un système d’alarme a également été ajouté par le syndic pour prévenir toute intrusion.
« Nous n’avons pas eu d’aide »
Cependant, cette évacuation n’a pas été sans conséquences pour les habitants délogés. Nombre d’entre eux ont dû chercher refuge chez des proches ou bénéficier temporairement d’un logement d’urgence mis à disposition par les autorités locales. Toutefois, ces solutions se révèlent limitées dans le temps et insuffisantes pour répondre aux besoins de tous. Noémie et Mickaël, anciens résidents de l’immeuble, témoignent des défis rencontrés. « Ma compagne a passé des coups de fil à la ville, on a reçu des refus de partout. Elle a même reçu un mail expliquant qu’avec notre situation familiale, malheureusement, il n’y avait aucune aide possible pour nous. », déplore Mickaël.
Le couple explique avoir trouvé une solution temporaire avec l’aide d’un collègue, mais déplore un manque de soutien structurel. « Financièrement, on a dû se débrouiller par nous-mêmes. Ça a été dur aussi, parce que si on n’avait rien, ni famille, ni rien à côté, je pense qu’à l’heure actuelle, on serait peut-être là à dormir avec nos cartons. Il faut dire les faits réels. On n’a pas eu d’aide. », souligne Noémie.
« On a travaillé dans l’urgence »
La législation actuelle n’impose pas d’obligation aux propriétaires ou aux autorités communales de reloger les habitants dans ce type de situation. Malgré cela, la ville de Charleroi a tenté de mobiliser des ressources pour répondre aux besoins des personnes touchées.
Tanguy Luambua, échevin du logement de Charleroi, a commenté ces efforts. « Un logement, c’est la base de tout, de votre accès à l’école, de votre accès à votre travail. On a travaillé dans l’urgence, on a travaillé avec un réseau, on a essayé de mobiliser un maximum et on a pu aider certains, et c’est déjà ça de pris. », estime l’échevin.


















