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Vice-championne du monde de pétanque, Noémie a lancé ses premières boules… il y a seulement 3 ans : « Une histoire de famille »

par RTL info
La Belgique deviendrait-elle une terre de pétanque à l’avenir ? En tout cas, avec Noémie Lhoir dans ses rangs, notre pays a une belle carte à jouer. Cette jeune hennuyère de 15 ans vient de ramener d’Espagne un titre de vice-championne du monde junior.

Qui a dit que la pétanque était un sport où seuls nos voisins français brillaient ? Certainement pas Noémie Lhoir, en tout cas ! Du haut de ses 15 ans, cette jeune hennuyère est devenue tout récemment vice-championne du monde junior en doublette mixte dans une compétition organisée pour la première fois, en Espagne. Cette catégorie rassemble les meilleurs éléments âgés entre 15 et 17 ans.

Noémie, au centre, à côté de son partenaire Aaron, à droite
Noémie, au centre, à côté de son partenaire Aaron, à droite - RTL info

Pourtant, Noémie n’a lancé ses premières boules que très récemment. « Je n’ai commencé le sport qu’il n’y a trois ans », confie-t-elle. Un départ « tardif » mais qui ne vient pas de nulle part. En effet, sa famille est mordue de pétanque depuis plusieurs générations : son grand-père, son père et sa mère pratiquent depuis des années déjà. « Au début, je ne jouais pas, mais j’ai commencé car comme tout le monde y jouait, j’ai voulu m’y mettre aussi et participer, c’est une histoire de famille ».

Résultat, après quelques lancers de boules, Noémie accroche et s’y engage plus sérieusement. « J’ai commencé par quelques compétitions locales, en jeune. De fil en aiguille, j’ai fait quelques bons résultats et j’ai été repérée par la Fédération pour jouer le championnat du monde junior ».

Chaque mardi, Noémie s’entraîne donc dans le club de Pétanque Tertre Espérance, club fondé… par son grand-père. Quand on vous disait que c’était dans le sang ! « Avec les entraînements et les compétitions, j’essaie de m’améliorer à chaque fois. L’objectif est de pouvoir continuer à progresser en jouant des interclubs, des compétitions, des tournois… »

Direction l’Espagne

Fin octobre, c’est en compagnie de son partenaire Aaron Daubersy qu’elle s’envole vers l’Espagne avec un rêve : ramener le titre de champion du monde dans son Hainaut natal. « On ne se connaissait pas avec Aaron, mais la fédération nous a fait jouer quelques matchs pour nous habituer à l’autre. Cela s’est bien passé ».

Sur place, le rythme des matchs est intense avec jusqu’à une vingtaine de parties jouées en 4 petits jours. Dans le lot, des victoires contre des nations comme l’Algérie, la Turquie ou encore l’Espagne. Noémie l’avoue cependant : contre les Français, nation presque mère de la pétanque, la défaite était au rendez-vous.

Un résultat frustrant en finale : on est qu’à un point de la victoire, mais la défaite est au bout

Finalement, c’est face à Madagascar que notre équipe belge se présente en finale. Une nation surprenante ? Pas tant que ça : les seniors ont été couronnés vice-champions du monde l’année dernière. Les Malgaches ont en réalité découvert la pétanque dans les années 50 à travers la colonisation française… et ont vraisemblablement accroché au sport.

Sur le terrain, Noémie et Aaron passent à quelques détails de la victoire mais doivent malheureusement s’incliner 13-12. « C’était très frustrant, on menait, on avait les devants mais on a raté quelques mènes (nom des manches à la pétanque) et ils sont passés devant », témoigne-t-elle.

La déception vite passée, la fierté reprend le dessus de pouvoir ramener une magnifique médaille d’argent au pays.

C’est quoi la suite ?

Si un titre de vice-championne du monde peut être déjà considéré comme un aboutissement en soi, Noémie Lhoir ne veut pas s’arrêter là : les catégories espoirs puis seniors l’attirent. « Je vais continuer à m’entraîner, et à essayer de m’améliorer pour que la fédération ne m’oublie pas et me sélectionne à nouveau pour des prochaines échéances », sourit-elle.

Noémie et son partenaire Aaron.
Noémie et son partenaire Aaron. - RTL info

De quoi pouvoir un jour espérer vivre de sa passion ? Noémie est lucide, ce ne sera pas évident. « Je pense qu’en Belgique du moins, ça n’est pas possible d’en vivre, il faut un travail à côté obligatoirement. Ici, pour le championnat du monde junior, la fédération nous a donné un peu d’argent de poche, quelque chose comme 60 euros. Mais le fait de ramener la médaille d’argent ne change rien, on ne touche pas d’argent ».

De toute manière, l’argent, Noémie n’y pense pas en priorité. S’amuser et s’améliorer encore et encore, voilà les vraies priorités.

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