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Des milliers de personnes ont pris part samedi à une manifestation à l'appel de Tommy Robinson, figure de l'extrême droite britannique, à Londres, et deux hommes ont été arrêtés après l'agression d'un contre-manifestant.
Parmi les slogans dans la foule où étaient brandis des drapeaux britanniques, anglais, écossais et gallois, "on veut récupérer notre pays", ou des pancartes "not far right, just right" (pas d'extrême droite, on a juste raison).
Dans un message sur le réseau social X, Tommy Robinson, 41 ans, Stephen Yaxley-Lennon de son vrai nom, avait promis "le plus grand rassemblement patriotique que ce pays ait jamais vu".
La police de Londres a indiqué avoir mobilisé au total un millier de policiers pour maintenir l'ordre dans la capitale britannique, alors qu'une contre-manifestation antiraciste à l'initiative du groupe "Stand up to racism" s'est déroulée avec le soutien de nombreux syndicats.
Des pancartes "non au racisme, non à la haine", ont été brandies, de même qu'une banderole "non à Tommy Robinson", "non au fascisme".
Selon la police de Londres, deux hommes ont été arrêtés après l'agression d'un participant à la contre-manifestation.
La victime a été blessée à la tête avant de bénéficier de premiers secours de la part de la police, et doit être transportée à l'hôpital pour des vérifications, selon Scotland Yard, réfutant les suggestions sur les réseaux sociaux selon lesquelles les arrestations auraient été effectuées en raison du port d'un drapeau.
Fondateur en 2009 de l'EDL, un groupe d'extrême droite entendant lutter contre la "menace islamiste" qu'il a dirigé jusqu'en 2013, Tommy Robinson a été condamné à plusieurs reprises, notamment pour hooliganisme, troubles à l'ordre public et agression, et a passé plusieurs mois en prison.
Récemment, il avait organisé une manifestation le 1er juin qui avait réuni plusieurs milliers de personnes à Londres.


















