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Gouvernement De Croo: qui est Frank Vandenbroucke, vice-Premier et ministre de la Santé publique et des Affaires sociales?

 
 

On croyait, en 2010, qu'après 35 ans de vie politique très active partagée entre les parlements fédéral et flamand, Frank Vandenbroucke en avait fini avec la politique belge, en démissionnant de son mandat de sénateur. Mais en poursuivant une carrière académique et au sein du comité national des Pensions, ce travailleur plutôt du genre ascète, n'a jamais cessé de se préoccuper d'une série d'enjeux sociaux fondamentaux de la société de demain. Au point que dix ans plus tard, son jeune président de parti, Conner Rousseau, a souhaité lui voir jouer un rôle en vue dans le gouvernement Vivaldi.


Au début des années 2000, Frank Vandenbroucke forme avec les Johan Vande Lanotte, Patrick Janssens et le regretté Steve Stevaert, un quatuor qui donne au "socialistische partij" (SP) un ton et une dimension qu'il n'a plus jamais revêtue depuis lors sur l'échiquier politique national et régional, même en changeant de nom pour devenir l'actuel sp.a. Né à Louvain en 1955, Frank Vandenbroucke étudie au sein des universités de Louvain et de Cambridge.

Député de 1985 à 1996, il préside le SP de 1989 à 1994, année où il succède à Willy Claes comme ministre des Affaires étrangères. En 1995, il doit démissionner de ce poste, emporté bien malgré lui par la tourmente du scandale Agusta-Dassault, après avoir tenu des propos quelque peu déroutants. M. Vandenbroucke avait alors affirmé lors d'une interview qu'après avoir repris la présidence du parti, il avait voulu "brûler" une somme de plusieurs millions de francs belges qu'il avait découverte dans un coffre, en provenance de pots de vin payés par l'avionneur.

En 1996, il démissionne de son siège de député pour étudier à Oxford pendant trois ans. Il revient aux affaires politiques belges en 1999. Dans le gouvernement arc-en-ciel de Guy Verhofstadt, il détient le portefeuille des Affaires sociales et ensuite celui de l'Emploi. Au cours de ce dernier mandat, il s'oppose régulièrement à Laurette Onkelinx, ministre PS, notamment au sujet du contrôle des chômeurs et des chèques-services. Comme ministre des Affaires sociales, il est par ailleurs souvent entré en conflit avec les associations de médecins, mais on lui a reconnu d'avoir assaini les finances de l'assurance-maladie.

En 2004, il entre dans le gouvernement flamand comme ministre de l'Emploi et de l'Enseignement. Il a notamment imposé d'importantes réformes à l'enseignement flamand qui n'ont pas toujours été bien accueillies. En 2009, à la surprise générale, il n'est plus retenu par la présidente du sp.a, Caroline Gennez, pour faire partie de la nouvelle équipe du gouvernement flamand dirigé par le CD&V Kris Peeters. En 2010, il est encore été élu sénateur alors qu'il poussait la liste sp.a. Depuis son départ de la vie politique, il a encore fait parler de ses compétences, en tant que président du comité national des pensions, l'organe d'avis et de concertation dans le cadre de la réforme des pensions du gouvernement fédéral, mais aussi dans sa carrière académique dans les universités d'Anvers, de Louvain et d'Amsterdam.


 




 

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