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117 jours en mer, seul face aux éléments. En mars 2025, Denis Van Weynbergh entre dans l’histoire en devenant le premier Belge à terminer le Vendée Globe, la célèbre course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Un exploit salué en Belgique, malgré une arrivée hors délai qui l’écarte du classement officiel. Ce tour du monde a laissé des traces. Invité sur bel RTL, dans l’émission Ils mériteraient d’être dans le journal, il revient sur cette expérience hors normes qu’il raconte aussi dans son livre « Inclassable ».
« J’ai mis presque six mois à m’en remettre », confie Denis Van Weynbergh à Benjamin Maréchal. Le navigateur raconte un corps abîmé par l’effort : perte musculaire, fatigue extrême… et même une réduction de sa taille. « J’ai perdu un centimètre, j’espère le récupérer à un moment », explique-t-il.
Mais ce détail anecdotique en apparence est en réalité révélateur de la violence physique de l’épreuve. « C’est exactement les mêmes symptômes que les astronautes : fonte musculaire et perte de taille. C’est exactement la même chose », affirme-t-il. Une comparaison qui illustre bien à quel point ce type d’expédition en mer est extrême, proche d’un isolement total, sans assistance et dans des conditions hostiles.
Une course contre soi-même
Le Vendée Globe, souvent surnommé « l’Everest des mers », représente un défi de 24.300 milles nautiques, soit environ 45.000 kilomètres. Pour Denis Van Weynbergh, ce fut un parcours semé d’embûches : une casse technique importante a considérablement ralenti sa course, le poussant à franchir la ligne d’arrivée un jour après la clôture officielle. Mais il est allé jusqu’au bout. Un symbole de persévérance, salué par les honneurs lors de son retour à Bruxelles, sur la Grand-Place.
Dans « Inclassable », l’Ottintois retrace son parcours de skipper : de ses débuts dans la voile à l’expérience éprouvante du Vendée Globe. Il y raconte aussi les difficultés rencontrées en amont, notamment pour financer sa participation. Car prendre le départ de cette course mythique ne se prépare pas seulement sur l’eau : il faut aussi convaincre sponsors et partenaires.
« Ce n’est pas pour rien que le Vendée Globe n’a lieu que tous les quatre ans », souligne-t-il. À la fois épreuve physique, défi mental et aventure logistique, cette course reste l’un des plus grands challenges du monde sportif. Pour Denis Van Weynbergh, c’est aussi une manière de repousser les limites humaines.
Retrouvez l’émission de Benjamin Maréchal, « Ils mériteraient d’être dans le journal », en streaming sur RTL play et du lundi au vendredi, de 8h30 à 10h, en direct sur bel RTL.

















