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L'avocat général requiert vingt ans de réclusion à l'encontre de Kévin Deffense

La cour d'assises du Brabant wallon, après avoir déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi Kévin Deffense coupable de torture, de traitement inhumain et de coups volontaires sur sa filleule de cinq ans en juin 2021 à Genappe, s'est retirée jeudi vers 12h30 pour délibérer sur la peine. L'avocat général a requis une peine de vingt ans de réclusion, demandant qu'aucune circonstance atténuante ne soit reconnue au Genappien né en 1991.

La défense, elle, a demandé à la cour de tenir compte de plusieurs circonstances atténuantes dont l'enfance difficile du condamné, son absence d'antécédents judiciaires, son jeune âge, sa bonne insertion dans la société jusqu'à son incarcération en 2021, ou encore son implication dans son rôle de père. Kévin Deffense, au moment de dire un dernier mot avant que la cour entre en délibération, n'a pas souhaité s'exprimer.

L'avocat général Yves Moreau, appuyant sur les mots "tortionnaire d'enfant" en faisant référence à l'arrêt rendu dans la nuit sur la culpabilité, a expliqué dans ses réquisitions que la fourchette de peine à infliger à Kévin Deffense est de 20 à 30 ans, avec une possibilité de descendre plus bas en cas de circonstances atténuantes.

Il s'est opposé à ces circonstances atténuantes, soulignant la gravité des faits commis, notamment le fait que le Genappien a plongé volontairement sa filleule de cinq ans dans un bain d'eau trop chaude, la douleur ressentie par la victime qui a été brûlée au deuxième degré sur 10% de son corps, et l'absence de regrets puisque l'intéressé a nié les faits jusqu'à sa condamnation. "Il avait le droit de mentir, il a usé et abusé de ce droit, mais il y a un prix à payer", a affirmé l'avocat général.

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