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« Ce jour-là, il pensait qu’il allait mourir » : Alex Pretti aurait eu une première altercation avec des agents fédéraux à Minneapolis, une semaine avant sa mort

par RTL info
Des agents fédéraux américains chargés de l’immigration ont collecté des informations personnelles sur des manifestants lors d’opérations à Minneapolis. Selon CNN, Alex Pretti était déjà connu des autorités avant d’être abattu ce samedi.

D’après des sources citées par CNN, les services fédéraux de l’immigration avaient documenté des informations concernant Alex Pretti avant qu’il ne soit tué lors d’une intervention ce samedi à Minneapolis. Les circonstances exactes ayant conduit les autorités à s’intéresser à lui restent floues.

Environ une semaine avant sa mort, l’homme aurait déjà été impliqué dans une altercation avec des agents fédéraux. Selon un témoin interrogé par CNN, Alex Pretti s’était arrêté en voiture après avoir vu des agents poursuivre à pied ce qu’il décrivait comme une famille. Il aurait alors crié et utilisé un sifflet pour protester.

« Aucune trace de cet incident »

Toujours selon cette source, cinq agents l’auraient plaqué au sol, l’un d’eux s’appuyant sur son dos, avant de le relâcher rapidement sur place. L’incident lui aurait causé une côte cassée. « Ce jour-là, il pensait qu’il allait mourir », confie le témoin. Des documents médicaux consultés par la chaîne indiquent qu’Alex Pretti a ensuite reçu un traitement compatible avec ce type de blessure.

Une procédure standard

Le département américain de la Sécurité intérieure (DHS) affirme toutefois n’avoir « aucune trace de cet incident ».

Collecte systématique d’informations

Le média américain révèle également l’existence d’un mémo interne envoyé début juin à des agents déployés temporairement à Minneapolis. Le document leur demandait de collecter images, plaques d’immatriculation, identités et informations générales concernant des manifestants, agitateurs ou lieux d’hébergement, afin de centraliser ces données.

Un formulaire spécifique permettrait d’encoder des informations personnelles sur des personnes rencontrées lors de manifestations, même en l’absence d’arrestation.

La secrétaire adjointe du DHS (département de sécurité intérieur), Tricia McLaughlin, a défendu ces pratiques auprès de CNN : « Lorsque nos forces de l’ordre rencontrent un agitateur violent qui enfreint la loi, entrave l’action policière ou agresse des agents, des rapports sont établis afin de permettre des poursuites. Ce n’est pas nouveau, c’est une procédure standard. »

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