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Tensions avec la police de l’immigration aux USA : de possibles manquements au « protocole » après la mort d’une personne

par RTL info avec Belga
La mort par balles d’Alex Pretti lors d’une manifestation contre les opérations anti-immigration relance la controverse autour de l’action des agents fédéraux. Fait rare, un proche conseiller de Donald Trump évoque un possible non-respect du protocole, dans un climat de fortes tensions et de nouveaux incidents armés impliquant la police aux frontières.

Stephen Miller, conseiller très influent et radical de Donald Trump, a reconnu mardi que la mort d’Alex Pretti, tué samedi à Minneapolis par des agents fédéraux, pouvait résulter d’un manquement au « protocole ».

Selon lui, les renforts déployés dans le Minnesota devaient se limiter à des opérations rapides visant à créer une séparation entre forces chargées des arrestations et manifestants perturbateurs. « Nous examinons pourquoi l’équipe de la police de protection des frontières (CBP) pourrait ne pas avoir suivi le protocole », a-t-il indiqué dans une déclaration transmise à l’AFP.

Ce changement de ton tranche avec ses déclarations initiales. Après les faits, Stephen Miller avait pris la défense des agents, qualifiant Alex Pretti d’« assassin en puissance ».

Infirmier de 37 ans, Alex Pretti est mort après une altercation avec des agents fédéraux. Des vidéos montrent l’homme filmant la scène avec son téléphone, tentant de s’interposer lors de l’interpellation d’une manifestante, avant d’être plaqué au sol. Quelques secondes plus tard, un coup de feu est tiré, suivi de plusieurs autres. L’homme est alors mortellement touché.

Un autre échange de tirs en Arizona

Dans un autre contexte, un homme de 34 ans a été grièvement blessé mardi en Arizona lors d’un échange de tirs avec des agents de la police aux frontières, près de la frontière mexicaine.

Selon le shérif local, l’individu, soupçonné d’être impliqué dans un trafic d’êtres humains près d’Arivaca, aurait ouvert le feu, notamment sur un hélicoptère de la police fédérale. Les agents ont riposté et l’ont blessé. Son état est jugé grave mais stable.

Les autorités estiment à ce stade que les tirs semblent conformes à la loi, même si une enquête devra le confirmer. La zone est régulièrement patrouillée en raison des trafics de drogue et de migrants.

Tentative de désescalade à Minneapolis

Face à l’indignation provoquée par la mort d’Alex Pretti, mais aussi celle de Renee Good, tuée par balle le 7 janvier à Minneapolis par un agent de l’ICE, Donald Trump a évoqué une « petite désescalade » dans la ville.

Son émissaire, Tom Homan, a remplacé le chef de la CBP Greg Bovino et une partie des 3.000 agents fédéraux déployés devait quitter la ville. Le président américain a toutefois précisé qu’il ne s’agissait pas d’un retrait.

Tom Homan a rencontré le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, et le maire de Minneapolis, Jacob Frey. Tous deux réclament le départ des agents fédéraux et des enquêtes « impartiales » sur les violences impliquant ces forces. Les discussions doivent se poursuivre.

Donald Trump a assuré vouloir une « enquête honorable » sur la mort d’Alex Pretti, tout en refusant de qualifier la victime d’« assassin », contrairement à Stephen Miller. Des vidéos analysées par plusieurs médias mettent en doute la thèse officielle selon laquelle l’infirmier représentait une menace immédiate.

Malgré les critiques, y compris au sein de son camp, le président américain a réaffirmé qu’il n’entendait pas modifier sa politique migratoire.

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