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"C'est un mal nécessaire": au fond, à quoi sert le CEB?

Une épreuve stressante pour vos enfants, mais une obligation de l'enseignement. Au fond, à quoi sert le CEB, cette examination commune à toutes les écoles ? Nous avons posé la question à Julien Nicaise, administrateur général de Wallonie-Bruxelles-Enseignement.

RTL info : Pourquoi une épreuve externe pour tous les élèves ?

Julien Nicaise : Alors c'est une épreuve qui a été fusionnée, je dirais créée, il y a une quinzaine d'années. Par le passé, il y avait déjà des épreuves similaires, mais en fonction des réseaux, des communes ou des écoles catholiques, les épreuves étaient différentes. Ici, depuis une quinzaine d'années, c'est la même épreuve pour l'ensemble des écoles primaires, pour tous les élèves de sixièmes. Ça permet évidemment à l'élève de se situer, à son enseignante de situer sa classe, mais aussi à l'ensemble du système éducatif, à la communauté française, de voir où se situe l'ensemble, je dirais, des élèves par rapport aux compétences attendues.

Et puis c'est un passeport nécessaire pour la suite ? Sans ça, on ne passe pas en secondaire ?

Non, c'est un passeport suffisant, donc ça veut dire que tous ceux qui vont réussir les quatre épreuves de cette semaine vont automatiquement pouvoir passer en secondaire. Pour ceux pour qui ce ne serait pas le cas, il y a encore le conseil de classe qui aura lieu, lui, la semaine prochaine, où là, les enseignants, les directeurs vont pouvoir, au cas par cas, élève par élève, décider ce qui est le mieux à faire pour lui. Et effectivement, une part d'entre eux obtiendront néanmoins leur CEB sur base des résultats antérieurs.

On voit que ces épreuves, elles suscitent beaucoup de stress pour les élèves. C'est quoi ça ? C'est un mal nécessaire, selon vous ?

C'est vrai qu'il y a un peu de stress. Je pense qu'il faut vraiment avoir un message empathique et soutenant vis-à-vis de nos élèves, leur dire qu'on croit en eux, on l'a bien vu, on l'a bien entendu. On croit surtout aussi en leurs enseignants et à tous les parents qui se mobilisent pour les faire réussir. C'est une forme de mal nécessaire, peut-être, mais au moins, ça leur permet aussi d'entrer dans l'adolescence, la future grande école l'année prochaine. C'est un passage aussi qui leur permet eux-mêmes de renforcer leur confiance en soi et leur apprentissage de manière générale.

Les élèves de deuxième secondaire, de sixième secondaire passent également des épreuves externes. Il y a plusieurs années, on a connu des fuites lors de ces examens. Comment ça se passe pour votre réseau ? Est-ce que ces examens-là sont bien organisés ? Il n'y a pas de fuite de questions pour l'instant ?

Non, cette année, on n'a pas eu de difficultés. En tout cas, rien n'est remonté jusqu'à présent. Je pense qu'il y a des protocoles de sécurité qui sont mis en place de manière à ce que les questions ne fuitent pas, ou en tout cas pour réduire les risques. Jusqu'à présent, le ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles a vraiment bien fait son travail et tout se passe bien.

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  • Ils ont mis le panier de basket à 1 mètre du sol (nivellement par le bas) pour déclarer un haut taux de réussite.

    Michel Scavée
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