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François Desquesnes ne « comprend pas » le mouvement de grève entamé ce lundi dans les transports publics. Le ministre wallon de la Mobilité, regrette que cette action ait lieu alors que le dialogue entre le TEC et la direction est en cours. « J’avoue ne pas comprendre les raisons pour lesquelles la direction générale et les représentants des travailleurs ne sont pas autour d’une table pour discuter », a-t-il déclaré.
Le ministre reconnaît la légalité du droit de grève, mais y oppose « le droit à la mobilité des concitoyens », estimant inacceptable de « prendre les citoyens en otage ».
Des acquis sociaux qui pourraient disparaître
Les grévistes protestent contre les mesures d’économie imposées par le gouvernement wallon dans le cadre de la révision du Contrat de service public. « Nous dénonçons notamment la suspension de la pseudo prépension, le retrait de nos heures de chaleur, une plus grande privatisation de nos lignes et tout ce qui concerne le fonds de mutuelle wallon et le fonds social », a expliqué Karl Di Stefano, secrétaire permanent de la CSC Services Publics-Transports.
Du côté de la CGSP, Serge Cecchetto, permanent TBM Charleroi, regrette que les économies planifiées se fassent au détriment du bien-être du travailleur. « Nos acquis ont été chèrement défendus par les anciens et on doit les protéger. Au-delà de la privatisation, on parle d’externaliser les services techniques et cela fait aussi partie de nos combats. J’espère que le ministre Desquesnes nous entendra et tiendra un autre discours que lors de notre première entrevue », a-t-il déclaré.

















