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Survol de drones : l’armée britannique dépêche du renfort et du matériel « pour soutenir leurs partenaires belges »

par RTL info avec Reuters
Deux jours après plusieurs survols suspects d’aéroports belges par des drones, Londres a décidé d’apporter son aide. Des experts et du matériel britanniques sont en route pour appuyer la Belgique dans cette enquête sensible.

Le Royaume-Uni va dépêcher en Belgique des spécialistes et des équipements destinés à contrer les incursions de drones, a annoncé dimanche le chef des forces armées britanniques, Richard Knighton. Une coopération directe a été décidée à la demande de son homologue belge, alors que plusieurs incidents ont provoqué d’importantes perturbations sur le trafic aérien cette semaine.

« Le secrétaire à la Défense et moi-même avons convenu d’envoyer nos équipes et notre matériel pour soutenir nos partenaires belges », a confirmé Knighton à la BBC, sans préciser le nombre de militaires déployés ni la nature du matériel engagé.

Bruxelles et Liège brièvement paralysés

Les survols ont particulièrement touché les aéroports de Bruxelles et de Liège, contraignant plusieurs avions à se dérouter ou à rester cloués au sol mardi dernier. Les autorités belges n’ont pour l’instant identifié aucun responsable, mais ces incidents interviennent dans un contexte de tension européenne autour des activités de drones non identifiés.

Des perturbations similaires ont également frappé l’Allemagne et la Suède cette semaine, forçant la fermeture temporaire de plusieurs terminaux.

Des soupçons d’ingérence étrangère

Si aucune piste sérieuse n’a encore été confirmée, certains observateurs évoquent la possibilité d’opérations de « guerre hybride » menées par la Russie. Interrogé sur ce point, Richard Knighton a rappelé que Moscou avait déjà recouru à ce type de manœuvres dans le passé. Le Kremlin nie toute implication.

Un contexte diplomatique tendu

Vendredi, la ministre allemande de la Défense a suggéré un lien entre ces nouveaux incidents et les discussions européennes autour de l’utilisation des avoirs russes gelés. Une partie de ces fonds transite notamment via Euroclear, l’institution financière installée à Bruxelles, où sont conservées des centaines de milliards d’euros appartenant à l’État russe.

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