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Retour du virus de la grippe aviaire en Belgique : 11.500 poulets bio abattus à Gembloux

par RTL info avec Aurélie Henneton et Gaëtan Zanchetta
Un premier foyer de grippe aviaire a été détecté à Gembloux. 11.500 poulets ont été abattus ce week-end.

Un premier foyer de grippe aviaire a été détecté en Wallonie, plus précisément dans un élevage situé à Gembloux. Cet événement a conduit à l’abattage massif de 11 500 poulets bio présents sur le site. Avec ce cas, la Belgique recense son sixième foyer depuis la reprise de la circulation du virus, observée au mois d’octobre. Une situation qui inquiète à la fois les professionnels du secteur et les autorités sanitaires.

C’est après avoir remarqué une mortalité anormale dans son élevage que l’éleveur concerné a signalé la situation à son vétérinaire. Des prélèvements et analyses ont suivi, confirmant samedi la présence du virus. Afin d’endiguer la propagation rapide de la grippe aviaire, l’intégralité des volailles du site a été abattue.

Un rayon de protection

Face à ce foyer, les autorités ont mis en œuvre des mesures strictes pour limiter la diffusion du virus. Deux zones de sécurité ont été définies : une zone de protection dans un rayon de 3 kilomètres autour de l’élevage, et une zone de surveillance s’étendant jusqu’à 10 kilomètres. Dans la zone de protection, il est obligatoire de réaliser un dépistage intensif pour tous les oiseaux et volailles. Quant à la zone de surveillance, cette obligation s’applique uniquement aux volailles.

Malgré ces mesures, la question de la consommation des produits d’élevage reste une préoccupation pour les habitants des zones concernées. « Il n’y a pas d’inquiétude à avoir au niveau de la consommation des œufs et de la viande de volaille dès le moment où la viande est bien cuite. Donc ça, on peut la consommer sans risque », explique Aline Van Den Broeck, porte-parole fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire.

Ne pas toucher les oiseaux morts

Les éleveurs professionnels touchés par ces abattages peuvent prétendre à une indemnisation des pertes subies. En revanche, pour les particuliers détenteurs de volailles, un confinement de leurs animaux n’est pas imposé. Cependant, il leur est vivement recommandé de placer leurs volailles sous filet afin d’éviter tout contact avec les oiseaux sauvages.

Enfin, les promeneurs doivent également faire preuve de vigilance dans les zones concernées. Ils sont invités à ne pas toucher les oiseaux morts qu’ils pourraient trouver et à signaler leur présence aux autorités compétentes via le numéro dédié, le 0899 777. Ces signalements permettent de mieux surveiller la propagation du virus et d’adapter les mesures sanitaires de manière proactive.

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