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Le monde sportif met rarement en lumière un événement pourtant majeur : les Deaflympics, ou Jeux Olympiques des sourds et malentendants (Deaf signifiant sourd en anglais). Ces jeux, qui se tiennent actuellement à Tokyo, constituent un événement sportif considérable qui a lieu tous les quatre ans, comme l’explique Gilles Goedgebeur, rédacteur en chef du magazine Sport et Vie.
L’édition actuelle rassemble 3.000 athlètes provenant de 70 pays. La Belgique y est représentée par 9 athlètes, un nombre faible par rapport à la proportion de la population concernée. « On estime que c’est entre 7 et 8 % de personnes qui sont soit sourdes, soit malentendantes. Et donc ces Jeux, quelque part, leur donnent un peu de visibilité », lance Gilles Goedgebeur.
Énormément d’émotion
Il n’y a pas de compétition pour sourds et malentendants aux Jeux Paralympiques. Les Deaflympics constituent une compétition séparée. Cette séparation est le fruit d’un grand débat, car les athlètes sourds ne se reconnaissent pas dans un handicap comparable aux personnes amputées ou paralysées.
Au niveau des Deaflympics, une particularité unique est à noter : le public accompagne les sportifs en portant un petit collier qui traduit en vibration l’ambiance sonore du stade.
« Ils ne sont pas au courant du bruit que ça fait parce que forcément, ils n’entendent rien. Mais ils le sentent et il paraît que ça rajoute énormément d’émotion justement pour ces spectateurs qui vibrent au rythme du stade », assure le rédacteur en chef.

















