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Ce jeudi après-midi, le Roi Philippe s’est rendu au service des urgences du CHU Saint-Pierre, à Bruxelles. Ce déplacement, hautement symbolique, visait à mettre en lumière la récente certification « trauma center » obtenue par l’établissement.
Cette reconnaissance assure que le service est équipé pour gérer des cas d’une gravité extrême, tels que les victimes d’accidents violents ou de blessures graves causées par armes blanches ou à feu. Une visite d’autant plus bienvenue que les professionnels de cet hôpital public sont confrontés quotidiennement à des défis complexes.
Au cours de cette visite, le Roi Philippe a pu observer une salle d’attente bondée, reflet d’une réalité pressante pour les équipes soignantes. L’hôpital a développé des stratégies spécifiques pour maximiser les chances de survie dans les situations critiques. « Il n’y a pas un médecin à lui seul qui va pouvoir sauver le malade, ce sont des binômes médico-infirmiers et plusieurs binômes avec plusieurs spécialités qui vont savoir donner toutes les chances au malade de s’en sortir », détaille Stéfano Malinverni, le chef du service des urgences du CHU Saint-Pierre.
Cependant, ce n’est pas seulement la nature des blessures qu’il faut considérer, la dangerosité de certains patients également. En juin dernier, deux infirmiers, Théo et Julien, ont été poignardés par un patient. Malgré ces incidents marquants, l’engagement du personnel ne faiblit pas, comme l’explique Julien : « On a vraiment un impact réel et qu’on s’est mesuré de nos actions qui fait qu’on rentre chez nous avec un sentiment d’accomplissement ».

















