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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré jeudi que 99 personnes étaient désormais connues pour être décédées de malnutrition dans la bande de Gaza depuis le début de l’année, ce chiffre étant probablement sous-estimé.
« Depuis le début de l’année, 99 personnes sont mortes de malnutrition, dont 29 enfants de moins de cinq ans. Ces chiffres sont probablement sous-estimés », a dit à la presse le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Les Gazaouis « ont un accès limité aux services de base, ont été confrontés à des déplacements répétés et souffrent désormais d’un blocus des approvisionnements alimentaires », a dit Tedros.
Sur place, Caroline Willemen, coordinatrice de projet pour Médecins sans frontières, livre le même discours : l’aide humanitaire rentre, mais elle est totalement insuffisante. « Depuis presque deux semaines, il y a de l’aide qui arrive, mais c’est absolument insuffisant. Il y a toujours une grande partie de la population qui n’a pas accès parce qu’ils n’ont pas d’argent et de toute façon, il n’y a pas assez qui entre pour toute la population de 2 millions de personnes. »
Selon MSF, Les points de distribution de la contestée Fondation humanitaire pour Gaza (GHF), soutenue par Israël et les États-Unis, sont des lieux de « meurtres organisés et de déshumanisation ». L’ONG appelle à la fermeture de ces points de distribution et à confier la gestion de l’aide humanitaire aux Nations unies.
« Ce qu’on constate depuis fin mai, depuis le début de cette organisation, c’est qu’en fait presque tous les jours, les gens se font tirer dessus sur ces sites-là. C’est quelque chose qu’en tant que MSF, on n’a jamais vu n’importe où dans toute notre histoire, de voir un tel niveau de violence sur des civils non armés à des sites de distribution d’aides alimentaires », précise Caroline Willemen.
Si les camions arrivent, MSF tient à rappeler que cela reste trop peu. « Avant le 7 octobre 2023, les Nations unies disaient qu’on avait besoin d’entre 500 et 600 camions de nourriture par jour. Aujourd’hui, chaque jour, il y a plus ou moins 100 camions qui peuvent entrer, ce qui n’est pas du tout assez, même dans une situation normale ».

















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