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Il faudra attendre le 20 mars pour la vraie fin de l’hiver, mais certains impatients ont pourtant décidé, comme chaque année et depuis des siècles, de célébrer symboliquement l’arrivée du printemps. À Bouge, près de Namur, la tradition des grands feux est à nouveau au programme.
Ce dimanche soir, un cortège s’est élancé vers le bûcher qui mesure 10 mètres de haut et est composé de 8 à 9000 fagots de sapin ; il aura fallu 5 mois pour l’ériger.
Ce cortège traditionnel est composé de différents personnages du folklore namurois qui portent les torches, le feu, vers le bûcher pour ensuite l’embraser. Ce cortège qui précède aussi le bonhomme hiver et qui va, comme la tradition le demande, être hissé au sommet du bûcher. « Ce n’est qu’ensuite qu’on pourra mettre feu à ce bûcher et déclarer officiellement ouvert le grand feu de Bouge 2026. C’est une symbolique puisque ça permet de dire au revoir à l’hiver », note notre journaliste sur place.
La particularité à Namur est que, depuis 1979, sept feux sont allumés en même temps sur les hauteurs namuroises : celui de Bouge et six feux périphériques. La légende raconte que la personne qui voit les sept feux en même temps sera protégée des sorcières et des grimaciers durant toute l’année.
« À l’époque, les hivers étaient bien plus rudes que maintenant. Les gens n’avaient plus grand chose à faire en termes de sorties et donc ils se rassemblaient autour du feu chez eux, ils se racontaient des histoires, des légendes et à un moment donné, après plusieurs semaines d’hiver, ils n’avaient plus trop de choses à se dire et donc c’était l’occasion de se retrouver. Ensuite, on va mettre le feu à un bûcher et symboliquement brûler l’hiver afin que le printemps revienne. Parce que le printemps c’est quoi ? C’est le soleil, c’est la chaleur, c’est un peu un culte du soleil, de la lumière et de tout ce qui va être bon pour les gens et pour les cultures et compagnie », précise Amaury Christophe, secrétaire de la confrérie du grand feu de Bouge.
















