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Extérieurement, le design est réussi et elle possède une vraie personnalité, même si les phares et feux, marqués par trois points en triangle, sont une question de goût personnel. Ce qui m’a immédiatement impressionné à l’intérieur, c’est la qualité des matériaux même sur cette finition d’entrée de gamme Select, mais surtout l’interface de l’écran central. Son côté frais et fun m’a séduit ; c’est, selon moi, l’un des systèmes les plus agréables et intuitifs à utiliser actuellement. Cette compacte démarre en Belgique au prix de 29.990 € pour la finition Select.
Autonomie et recharge
La Firefly est dotée d’une batterie haute tension LFP (Lithium Fer Phosphate) de capacité relativement petite, qui a l’avantage de pouvoir être rechargée quotidiennement à 100 %. L’autonomie maximale théorique (WLTP) s’élève jusqu’à 330 km en cycle mixte. Dans mes trajets quotidiens, majoritairement sur autoroute, j’ai obtenu une consommation moyenne de 15 kWh/100 km, ce qui m’autorise environ 280 km réels sur une charge complète. C’est une excellente valeur étant donné mon usage intensif sur voie rapide. Concernant la recharge, la puissance maximale acceptée est de 100 kW en courant continu (DC), permettant de passer de 10 à 80 % en 29 minutes, une durée que j’ai pu vérifier lors de mon essai. Le chargeur embarqué est de 7 kW de série, mais l’option 11 kW est vivement recommandée. La voiture est également compatible V2L (Vehicle-to-Load), capable de délivrer jusqu’à 3,6 kW pour alimenter des appareils externes.
La conduite et les systèmes
Sur la route, la Firefly est une propulsion avec le moteur sur le train arrière, offrant un comportement très sain et même joueur. J’ai adoré son diamètre de braquage rikiki de 9,4 mètres qui est un régal en ville et sur les parkings. De plus, le mode de conduite à une pédale est très convaincant, allant jusqu’à l’arrêt complet et restant en mémoire, ce qui est très rare sur les voitures chinoises. Cependant, 3 défauts gâchent l’expérience : la conduite assistée n’est pas assez permissive, la rendant rigide, et l’alerte d’attention du conducteur est beaucoup trop tatillonne. Le basculement automatique des feux de route aux feux de croisement est, quant à lui, inutilisable.
Conclusion
Définitivement, cette Firefly est une belle proposition. Elle se démarque dans la jungle des véhicules chinois par son look singulier, sa belle finition et son système d’infodivertissement très travaillé. Elle est performante, confortable et permet une vraie conduite à une pédale. La marque doit cependant revoir certains points techniques, notamment l’étalonnage de la conduite assistée et, surtout, le basculement des phares, qui est actuellement à revoir pour éviter de se faire des ennemis sur la route. Malgré ces bémols, la Firefly marque des points grâce à son efficience et son caractère.



















