Partager:
Le parquet a requis jeudi, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, une peine de quatre ans de prison à l'encontre d'un homme d'une vingtaine d'années, originaire de Tubize, devant répondre du viol en 2022 d'une jeune fille alors âgée de 17 ans. La défense affirme qu'il ne s'agit pas d'un viol, mais d'une atteinte à l'intégrité sexuelle. "Ils étaient tous les deux trop saouls pour se souvenir correctement de ce qu'il s'est exactement passé", ont avancé les avocats du prévenu.
Le mis en cause s'est lui-même présenté à la police au lendemain des faits, déclarant qu'il craignait d'avoir abusé de la victime. Elle était sortie avec lui à Halle et avait passé la nuit chez dans le logement qu'il occupait avec son père.
"Ma cliente ne se sentait pas bien et s'est couchée dans le lit", a raconté l'avocat de la jeune fille. Monsieur est venu se coucher près d'elle dans le lit et a commencé à la toucher avant de la violer. Elle lui a dit 'non' à plusieurs reprises, mais il n'a pas écouté."
"Non seulement, le père du prévenu a entendu la jeune fille dire 'non', mais le mis en cause lui-même a avoué qu'il l'avait entendue", a assuré le ministère public. "Il a confessé à sa mère et à un ami qu'il avait pénétré la victime, ce qui lève totalement les doutes sur le fait qu'un viol a bien été commis."
La défense a plaidé pour une peine probatoire autonome. "Il n'y a aucune preuve qu'il y a effectivement eu pénétration, ils étaient tous les deux trop saouls pour bien se rappeler des faits. La fille prétend que non, mais elle a elle-même dû admettre qu'elle a menti dans ses premières déclarations sur plusieurs autres points."
Le jugement est attendu pour le 14 novembre.