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Dans son livre Explorer le ciel, les planètes et la Terre, Yaël Nazé raconte notamment que, contrairement à l’image traditionnelle des astronomes enfermés dans leur laboratoire, certains d’entre eux ont entrepris des voyages périlleux. Elle explique que si « la majorité est plutôt pantouflarde, il y en a quand même quelques-uns qui ont décidé de partir, simplement pour avoir un autre point de vue sur le ciel ».
Ces expéditions, datant de plus de 2000 ans jusqu’à l’entre-deux-guerres, étaient motivées par la nécessité d’observer le ciel depuis des endroits privilégiés où la météo et la visibilité étaient meilleures, à l’instar de « cet astronome qui a décidé de partir à Malte où il a eu un ciel du feu de Dieu » « Le tête dans les étoiles ».
La quête des astronomes pour appréhender l’univers
Yaël Nazé raconte aussi comment certains astronomes ont mesuré la distance entre la Terre et Mars en utilisant leur vision stéréoscopique, « c’est un peu comme nos deux yeux », tandis que d’autres ont cherché à comprendre la forme de la Terre, qui n’est pas parfaitement ronde mais aplatie aux pôles, grâce à « deux grandes expéditions françaises, une en Laponie et une au Pérou ». Elle souligne également les risques, voire « les conditions assez dantesques » de certaines expéditions. « Certains astronomes n’en sont d’ailleurs jamais revenus, mais ont légué leurs données, tout simplement parce qu’ils ont été tués ou sont tombés très malades ».
Parmi les moments marquants de l’interview, Yaël Nazé partage l’histoire du chercheur David Gill, qui a emmené sa femme lors d’une mission au milieu de l’Atlantique. Elle a été « sa meilleure idée », car c’est elle qui a compris que le nuage gênant les observations était dû au relief de l’île, et a trouvé un meilleur emplacement pour l’observation, prouvant qu’« il y a plus d’idées dans deux têtes que dans une », comme le souligne Luc Gilson.

















