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Le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé mercredi avoir ordonné à son ministère des Affaires étrangères d’«étudier» l’invitation faite par son homologue américain, Donald Trump, d’intégrer son «Conseil de la paix», considéré comme un concurrent de l’ONU.
«Le ministère russe des Affaires étrangères a été chargé d’étudier les documents qui nous ont été transmis et de consulter nos partenaires stratégiques à ce sujet», a déclaré M. Poutine lors d’une réunion gouvernementale.
«Ce n’est qu’après cela que nous pourrons répondre à l’invitation qui nous a été adressée», a-t-il ajouté, remerciant néanmoins M. Trump pour cette initiative.
M. Poutine a également estimé que la Russie pourrait verser le milliard de dollars demandés comme ticket d’entrée à partir des «avoirs russes gelés sous l’ancienne administration américaine» en raison de la guerre en Ukraine.
Il a également émis l’idée que les fonds russes restants bloqués aux Etats-Unis puissent servir à «reconstruire les territoires endommagés par les hostilités, après la conclusion d’un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine».
Le «Conseil de la paix» proposé par Donald Trump vise notamment, selon la Maison Blanche, à élaborer un plan pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien de la bande de Gaza.
«L’essentiel est que l’ensemble du processus ait un effet favorable sur le règlement à long terme du conflit israélo-palestinien, sur la base des résolutions pertinentes des Nations Unies», a poursuivi le président russe.
«Il est nécessaire que les besoins et les souhaits inaliénables des Palestiniens soient pris en compte», a-t-il ajouté, affirmant que Moscou soutiendrait «tous les efforts visant à renforcer la stabilité internationale».
Commentant par ailleurs la volonté de M. Trump de prendre le contrôle du Groenland, Vladimir Poutine a estimé que cette question «ne concern(ait) absolument pas» la Russie.
Il a toutefois accusé le Danemark d’avoir «toujours considéré le Groenland comme une colonie» et de l’avoir «traité de manière assez dure, pour ne pas dire cruelle».



















