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"On essaye de mettre en avant les expériences": une agence de voyage belge pas comme les autres propose un dépaysement "à faible impact carbone"

Une récente étude révèle que le tourisme serait responsable de 8% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Pourtant, voyage peut être synonyme de faible impact carbone. En tout cas, l'agence belge que nous avons rencontrée en est convaincue.

Réinventer le voyage de manière responsable, c'est l'objectif de l'agence Discovrent. Cette initiative belge propose une gamme de 78 activités, des circuits d'un à cinq jours qui séduisent un public de 25 à 50 ans avec le moins d'impact sur l'environnement.

Maxime Martens, co-fondateur, explique: "Avec notre agence, ce qu'on essaye de mettre en avant, c'est le nombre d'expériences vécues et pas le nombre de kilomètres parcourus (…) On essaye de faire du voyage à faible impact carbone. Vous ne partez pas très loin, vivre un sport d'aventure. On va choisir comme mode de transport comme ce n'est pas très loin, plutôt le train que l'avion."

"Une sensation de liberté"

Nous avons pu suivre un groupe de touristes d'un jour arrivés à la gare de Libramont. Au programme: une randonnée de 7 kilomètres à travers la forêt jusqu'à la Semois. Après cela, les participants "naviguent" sur un packraft, un kayak gonflable d'exception. "C'est vraiment une embarcation qui n'a aucun impact négatif sur l'environnement", précise le guide, Stéphane Parent.

Force est de constater que le groupe que nous avons accompagné est conquis. Du dépaysement à 200 kilomètres de la maison: une vraie prise de conscience. "On a une vraie sensation de liberté", "C'est une aventure et c'est super de pouvoir faire ça en Belgique" ou encore "J'ai envie de partager ça avec mes potes".

Ne pas confondre voyages et vacances

Pour Jean-Michel Decroly, professeur en gestion du tourisme à l’ULB, il ne faut pas confondre vacances et voyages. Les congés payés et les avions low-cost ont, au fil du temps, forgé des habitudes de manière presque inconsciente, explique le spécialiste.

"Or, paradoxalement, si on regarde ce que font les gens principalement dans le cadre de leurs déplacements, c'est se reposer, ne rien faire. C’est-à-dire aller ailleurs pour ne rien faire, parfois aller très loin pour ne rien faire. Passer du temps sur la plage, passer du temps à lire, à faire des grasses matinées, ce qui est extrêmement logique et légitime. Mais la question est: cela fait-il sens d'aller si loin pour ne rien faire?", avance-t-il.

Pour notre aventure d'un jour, l'empreinte carbone est de 22kg de Co2. À titre d'exemple, il faut en compter 450 pour un vol simple entre Bruxelles et Madrid.

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